Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


SOMMES NOUS UN PEUPLE BERBERO-NUMIDE ? OU EST L'ARABITE DANS TOUT CA ?

Publié par The Algerian Speaker sur 27 Septembre 2018, 17:34pm

Catégories : #HISTOIRE (KAN YA MAKAN FI KADIM AZAMANE

La Numidie est un ancien royaume du Maghreb central (300 av. J.-C. – 46 av. J.-C.) qui couvre le nord de l'actuelle Algérie. Ses habitants, les Numides, peuple berbère, créèrent un état puissant à la   Berbères, autochtones de l'Afrique du Nord, virent se succéder des dominations et des influences étrangères (carthaginoises, romaines, vandales et byzantines...)

1.La Numidie avait pour capitale Cirta (l'actuelle Constantine) où fut découvert le tombeau de Massinissa). Le cœur de la Numidie se situait donc dans l'actuel Constantinois, une plaine bordée par le Hodna, la Petite Kabylie , le Mzab, le mont Chenoua, les Aurès. Les Numides se distinguent des  Maures, regroupés en fédération peuplant l'ouest du Maghreb et des Gétules dans les confins sahariens

1.La Numidie a eu plusieurs rois, les plus célèbres étant Gaia, Massinissa, Micipsa, Jugurtha et Juba Ier. Le royaume doit son succès à l'action de Massinissa, mais ses successeurs ne purent résister à la montée de l'imperialisme romain. Berbères sédentaires ou semi-nomades, les Numides étaient répartis en différentes tribus. Les tribus de la partie orientale de la Numidie portaient le nom de Massyles (de Mis Ilès, Ilès étant l'arrière-grand-père de Massinissa) et celles de la partie occidentale celui de Massaesyles ; divisés politiquement en « deux royaumes numides » ils seront unifiés par Massinissa vers 205 av. J.-C. Les tribus vivaient pour la plupart en nomades pasteurs, même si l'agriculture fut pratiquée ; les Grecs les nommaient ὅι Νομ́αδες, « ceux qui font paître », ce qui donnera leur nom : « Numide »

1. Le nom de Numidie sert ultérieurement à nommer la province romaine (de 46 av. J.-C. jusqu'au Ve siècle) située sur la bordure nord de l'Algérie et l'ouest de la Tunisie moderne, bordée par la province romaine de Maurétanie (couvrant de nos jours l'Algérie et le Maroc) à l'ouest, la province romaine d'Afrique (est de la Tunisie et Tripolitaine modernes) à l'est, la mer Méditerranée vers le nord et le désert du Sahara vers le sud.

 En latin Numidia, en grec nomadia (Νομαδια), ce nom évoque le pays des nomados (νομαδος) qui changent de pâturage ; c'est-à-dire les nomades.

 Apulée (en latin Lucius Apuleius, en berbère Afulay, né vers 123 à Madaure, actuelle M'daourouch au nord-est de l'Algérie, décédé probablement après 170) est un écrivain, orateur et philosophe médio-platonicien. Sa renommée durable vient de son chef-d'œuvre, le roman latin Métamorphoses, également connu sous le nom de L'Âne d'or, qui a sa place dans la littérature mondiale. L'interprétation du roman, qui présente de nombreux problèmes, en raison de sa multitude de strates constitue un des exercices les plus difficiles de la philologie classique. La technique raffinée du récit, et le masquage habile des intentions de l'auteur a conduit dans la recherche à une multitude d'hypothèses concurrentes sur sa signification. Le récit d'Amour et Psyché introduit dans le roman a fasciné les lecteurs depuis la Renaissance, et a subi une extension extraordinaire. Sa matière mythologique, la relation d'amour entre le dieu Éros (Cupidon) et la princesse Psyché, a fourni des thèmes à des centaines de poètes, d'écrivains, de peintres, de sculpteurs, de compositeurs et de chorégraphes. Outre les spécialistes du moyen Âge, et les théoriciens de la littérature, une foule de psychanalystes ont participé à l'étude et à l'analyse du récit.

Apulée a aussi écrit des poèmes, et a publié des discussions sur divers thèmes, en particulier philosophiques, ainsi que des discours. Une grande partie de ses œuvres a été perdue.

 

L'histoire du royaume de Koukou (Ain el hammam) : Ayant régné 7 ans sur Alger, s'ensuivi la dénomination de "djbel Koukou" (hauteurs de Bouzareah qui existe jusqu'à présent) ou les courageux guerriers téméraires ont choisi de s’établir. 

 Le royaume de Koukou était une petite monarchie qui a régné durant plus de 2 siècles, à partir du début du 16ème siècle jusqu’en 1750, à l’écart du joug ottoman. C’était un royaume indépendant en Kabylie, lors de la présence turque et espagnole. Il a été fondé par Ahmed Belkadi, sa capitale était Aït Gharbi en haute Kabylie, près de l’actuelle Aïn El hammam. Les Ottomans, après avoir battu les Espagnols, ont cherché à annexer de plus en plus de territoire à la Régence d’Alger sous leur autorité. Mais en Kabylie ils se trouveront face à 2 royaumes qui opposeront une grande résistance : celui ede Koukou en Grande Kabylie et celui de Medjana des Aït Abbas en Petite Kabylie. Même si Ahmed Belkadi s’est allié vers 1510 avec eux pour chasser les Espagnols de Béjaïa. Dix ans plus tard, Barberousse décida d’une expédition en Kabylie pour l’annexer. Les Kabyles l’attendaient dans la plaine des Issers, il ne dut son salut qu’en fuyant. Fort de cette victoire, le roi de Koukou fonça sur Alger dont il s’empara pour y régner durant 7 ans. L’impact de son règne sur Alger fut tellement grand, qu’un massif de l’Algérois porte à ce jour le nom de « Djebel Koukou » (La montagne de Koukou) sans que quiconque sache qui c’est. Durant les années 60, les enfants d’Alger chantaient «

Quand nous sommes montés au Djebel Koukou, nous avons trouvé des soldats en train de pleurer, quand nous leur avons demandé pourquoi, ils ont répondu l’Algérie est à vous ». C’est à l’issue de ce règne qu’il aurait été tué à Tizi Nath Aïcha (l’actuel Thénia), de retour en Kabylie en 1527. A cause de dissensions et divisions entre les branches princières, le royaume de Koukou a connu sa fin vers 1750. Fort heureusement quelques traces du royaume subsistent. A Koukou, un village de la commune d’Aït yahia (Aïn El Hammam), l’un des rares villages a avoir conservé leurs us et coutumes intactes, subsistent des ruines de remparts, et un sanctuaire appelé Takorabt N’El Kadi (sanctuaire de Belkadi). Koukou u Fella (Koukou d’en haut) culminant à 940 mètres d’altitude, était un rempart dominant le haut Sébaou et la vallée de Messouya. Au bas d’Azrou N’Thor existent trois sanctuaires dédiés à Belkadi. A Aourir 2 sanctuaires, sur l’un d’eux on peut lire « Ceci est le lieu de repos d’Ahmed Belkadi mort au XIème siècle hégirien. Que Dieu lui accorde sa miséricorde ». La région reçoit chaque année des milliers de visiteurs, curieux de découvrir ce haut lieu du Royaume de Koukou. Pour en revenir à la journée d’étude organisée par le HCA, elle a vu la participation d’anthropologues et d’historiens. Il s’agit de réhabiliter ce que l’histoire officielle n’a pas retenu. Selon El Hachemi Assad, directeur de la promotion culturelle du HCA, des archives importantes sur cette période se trouveraient en Espagne et en Turquie. L’organisation de cette journée vise à impliquer les archives nationales pour la récupération et la valorisation de ce patrimoine; sensibiliser le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour octroyer des bourses de doctorat, aux étudiants en histoire. Cela encouragerait l’écriture de cette période de l’histoire de l’Algérie, méconnue du grand public. Assad a parlé aussi de baptiser une grande rue, ou un important édifice public de la capitale au nom des rois de Koukou.

La Kalâa des Beni Abbès est le berceau et le noyau du royaume berbère des Ath Abbes, un royaume fort qui a connu plusieurs émirs durant le règne de l'empire ottoman.

Comme son nom l’indique, Kalâa est une citadelle naturellement protégée par les précipices qui l’entourent pratiquement à 360° ; la seule voie accessible actuellement par véhicule abouti à l’entrée du village où subsiste un pan du rempart protégeant l’ancienne Ville (l’encyclopédie islamique parle, en citant Kalâa, d’une ville de 80 000 habitants dans les temps anciens). Elle a été bâtie sur le modèle de la Kalâa des Béni Hammad: position stratégique, accès difficile, portes gardées et muraille tout autour.
Époque hammadide

Le site de Kalâa était un fort hammadide lié à la Kalâa des Béni Hammad qui abrite un contingent militaire pour assurer le contrôle du passage stratégique des « portes de fer » (Bibans) ainsi que la vallée de la Soummam et une étape du triq sultan, le site comportait :

le fort militaire hammadide: il n’en reste actuellement que des vestiges sur les lieux appelés Akhriv Ouziri (ruines de Ziri) ;
la place d’armes hammadide : lieu de présentation des troupes situé devant la Grande Mosquée, appelé actuellement Loudha Laâli ;
la fonderie de Kalâa (1366-1871) : les français explorateurs et des officiers de l’armée française ont signalé l’existence de pièces d’artillerie de gros calibre trouvées à Kalâa entre 1848 et 1865. Charles Féraud (officier traducteur) a signalé dans la Revue Africaine, l’essor qu’ont connu ces canons appelés par les spécialistes « Tours de force » vu leur volume et leur poids.
Royaumes de Kabylie et présence ottomane

En 1510, sur la lancée de la Reconquista, les Espagnols s'emparent de Béjaïa et organisent à partir de cette position des razzias dans l'arrière-pays. C'est à ce moment, ou dans le dernier quart du siècle précédent, qu'émergent en Kabylie trois seigneuries ou principautés que les Espagnols désignent comme les « royaumes » des Aït Abbas, de Koukou et d'Abdeldjebbar. le premier (Abdelaziz) se constitue sur les terres des Belkadi, descendants du juriste Al Ghobrini. Le deuxieme ( Ahmed Amokrane, fils d'Ahmed Abdelaziz, fils d'Abderrahmane) s'installe à la Kalâa des Beni Abbès, au cœur de la chaîne des Bibans, et la vallée de la Soummam avant que les Banu Hachem ne le déplace plus au sud, dans la Medjana, se rapprochant ainsi des lieux d'origine des royaumes ziride et hammadide.(territoire des Ouled Madhi, situé au sud de la Madjana)
La Kalâa devient la nouvelle capitale des habitants des environs de Béjaïa quand, après la prise de la ville, ils cherchent protection à l'intérieur des terres. Le site, ancienne place forte hammadide et une étape allant à l'abri du sultan ( anciens sultans, Hammadites, Almohades, Hafsides et enfin Zianides( une famille des Ouled Bouzaiane avec à leur tete Abdellaziz Amokrane(1), frère d'Ahmed Amokrane(2), a été retenu par Abderahmane, prince bougiote, pour des raisons de sécurité. Initialement alliée des Hafsides, la dynastie s'en émancipe. Abdelaziz, petit-fils d'Abderahmane, prend le titre berbère d'amokrane. Sous son règne, la Kalâa gagne en importance : au cœur du royaume des Aït Abbas (dit aussi « de la Medjana »), la cité compte à son apogée 70 000 habitants, rivalisant avec Tunis ; elle se dote de fabriques d’armes, en s’aidant du savoir-faire des renégats chrétiens et des Andalous chassés d’Espagne, qu’elle accueille en grand nombre.

Époque hafside

La Kalâa s’est développée avec la fin du règne du dernier sultan hafside de Béjaïa, Abou El Abbés Abdelaziz(1), lorsque les deux fils de ce dernier, l’Émir Abdrrahman(3) et l’Émir El Abbés(4) et une partie des habitants de Béjaïa, fuyant l'occupation espagnole de la ville, conduite par Pedro Navarro en 1510, s'y sont réfugiés à la casbah fortifiée pour échapper aux mêmes atrocités, commises par les Espagnols à Oran lors de la conquête de cette ville et ils ont constitué les premiers habitants de la Kalâa. Au xvie siècle la Kalaa est une ville forteresse de 70 000 habitants, rivalisant alors avec Tunis , elle compte en son sein un quartier andalou et un quartier juif doté d'une synagogue. Elle sera dirigée par les descendants du dernier roi hafside(1)de Béjaia pendant plus d'un siècle, c'est parmi cette même lignée que seront recrutés les grands chefs des Béni Abbas jusqu'au début de la colonisation française dont le dernier est le Cheikh El Mokrani de la Madjana( lignée d'Ahmed Amokrane, frère d'Abdelaziz, dernier sultan de la Kalaa de la Madjana.
Époque de la Régence d’Alger

En 1553, la kalaa connait la première expédition ottomane, le mur d’enceinte de la kalaa est édifié suite à cette expédition.

Pour reprendre Béjaïa, le sultan hafside de Tunis fait appel à des corsaires ottomans, les frères Barberousse. La ville sera reprise en 1555 par les ottomans alliés aux tribus de la région( Ouled Ali Bou-Okkaz ou Ben Sakhri, meme famille que celle des Abdelaziz Ben Zian Ben Yakoub, tous originaires de Taghit Sidi Belkhir(Aurès), partie du K'Sar (Ghasira), lieu dit Ghoufi(Koufi,Koufa, Arab du Hidjaz), donne sur l' Oued Guechtane, et se jette sur l' Oued el Arab).

Époque de la Régence d’Alger

Les fils du sultan Abdelaziz( l’Émir Abdrrahman(3) et l’Émir El Abbés(4) ) ont choisi le site de la Kalâa au XVIe siècle pour sa difficulté d’accès et sa position défensive afin d'édifier leur capitale; la Kalâa comportait pendant cette période :

le palais royal (aucune trace n’en reste) ;
le quartier entourant le palais royal dont il reste des vestiges à ce jour. Un explorateur français[Qui ?] a réalisé une esquisse d’une maison de Kalâa composée d’une cour intérieure et un rez-de-chaussée et d’un étage, avant que Kalâa ne soit saccagée par le général d’Armand en août 1871. Certaines parties du quartier ont été totalement reconstruites ; toutefois, le cachet architectural originel demeure en plusieurs endroits, des portails portent encore des gravures réalisées par les sculpteurs juifs et mauresques de l’Andalousie ;
les remparts: jusqu’à ce jour on peut observer les vestiges de fortes murailles dans certaine zones notamment à Thagurth Ou Aji (porte de Aji, à l’entrée de Kalâa) et à Thagurth El Bordj (la porte de la citadelle, entrée nord-est) appelé S’Sour Ouroumi ;
les sites historiques : mosquées, mausolées et garnisons militaires, Kalâa compte au total 14 mosquées et mausolées.

Vue d'ensemble sur le village de Koukou

Ahmed Belkadi(2), venu s'établir chez les Aït Ghobri à 30 km de de Béjaia, d'où sa famille des Ouled Abdejabbar est originaire, prend alors la tête du royaume de Koukou, qui durera deux siècles. Béjaïa n'est définitivement reprise aux Espagnols qu'en 1555, par la pression combinée du corsaire Salah Raïs Pacha, agissant pour le compte de la régence d'Alger, et des royaumes tribaux(des Ait Abbés et celui de Coucou). Entretemps les Hafsides ont été évincés de leurs possessions, en Kabylie comme dans tout l'est algérien. Dès la première moitié du XVIe siècle, les Ottomans implantent dans la région plusieurs forts (borj) en vue de la contrôler. Ils s'y heurtent à une résistance qui s'organise autour du royaume de Koukou en Grande Kabylie, de celui des Aït Abbas dans les Bibans et la vallée de la Soummam: les communautés rurales, tout en défendant leur autonomie face à l'hégémonisme de ces seigneuries, les soutiennent pleinement face aux tentatives « prédatrices » de l'État que mettent en place les Ottomans.

En 1520, Ahmed Belkadi (2), attaqué par Khayr ad-Din Barberousse, le défait dans la plaine des Issers et s’empare d’Alger. Il y règne plusieurs années avant d'être à son tour vaincu par Khayr ad-Din, allié pour la circonstance aux Aït Abbas. Abdelaziz(1), dernier sultan des Aït Abbas, est tué en 1559 au cours d’une bataille contre les Ottomans qui exposent sa tête une journée entière devant la porte de Bab Azzoun, à Alger, avant de l’enterrer dans une caisse en argent. Conséquence durable de l'intervention ottomane: à partir du XVIe siècle, Béjaïa laisse à Alger le rôle de principal centre urbain et de réceptacle des populations de Kabylie.

Globalement ces royaumes, qui bénéficient d'une certaine reconnaissance internationale (représentations diplomatiques en Espagne, notamment), contribuent à préserver l'autonomie de la région. Vis-à-vis de la Régence, après une période de rivalité exacerbée où alternent phases de paix et de guerre pour le contrôle d'Alger, les relations se stabilisent à l'époque des deys. L'autonomie kabyle fait l'objet d'une reconnaissance tacite qui marque une étape importante dans la constitution de l'identité régionale. À Alger, les Kabyles sont très présent dans le commerce, ravitaillant la ville avec les produits agricoles ou artisanaux de la région. Afin de contrebalancer le pouvoir des janissaires, de nombreux corsaires et miliciens de la Régence sont recrutés localement, y compris parmi les Kabyles. Le dey Ali Khodja s'établira dans la Casbah d'Alger sous la protection de soldats kabyles pour imposer son autorité face aux janissaires. La famille d'un dignitaire de l'importance d'Ahmed Bey ben Mohamed Chérif, dernier bey de Constantine, mena une politique d'alliance par le mariage avec les Mokranis et d'autres tribus de la région.

La Régence d'Alger ne pouvant dominer directement la Kabylie, elle va jouer sur l'esprit de clan pour jouer un rôle et percevoir des impôts de certaines tribus. Vers 1674 profitant de l'affaiblissement des Belkadi de Koukou elle s’appuiera sur un Cheikh kabyle de grande famille, le Cheikh Al Guechtoula( Ahmed Ben Ali Ben Sakhri) pour créer un commandement local tributaire. Au début du XVIIIe siècle la Régence renforcera sa présence par l'établissement de plusieurs borjs (forts) notamment ceux du Sebaou et de Boghni, siège des caïdats éponymes. Ils s’appuieront sur des tribus locales comme les Amraoua et les Aït Khalfoun, mais aussi des zmalas (contingents) d'Arabes et de Noirs africains pour renforcer leurs effectifs dans la région.
Manuscrit du qanun (droit coutumier) des Aït Ali ou Herzun.

Entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle, plusieurs conflits opposent les royaumes kabyles et la régence d'Alger. Les principaux prennent place en 1609 (les Kabyles dévastent la Mitidja et menacent Alger), puis entre 1758 et 1770 (dans toute la Kabylie) et enfin entre 1805 et 1813 (dans la vallée de la Soummam). En 1823 les tribus des Bibans et de Béjaïa se soulèvent et s'emparent du caïd de la ville. L'agha Yahia n'arrive pas à soumettre la région.

À cette époque et probablement depuis celle des Hammadides, il existe dans certains villages une tradition écrite entretenue principalement par une élite de lettrés. La bibliothèque du cheikh El Mouhoub, des Beni Ourtilane ( même famille que celle des Ouled Abdelaziz, originaire de Aurès, lieu dit Taghit Sidi-Belkhir), un érudit du XIXe siècle, en est l'exemple le plus connu depuis son exhumation par les chercheurs de l’université de Béjaïa, au milieu des années 1990. Avec plus de 1 000 volumes en provenance de lieux et d'époques variés, de l'Andalousie à l’Extrême-Orient et du IXe siècle au XIXe siècle, elle couvre des domaines divers : astronomie, sciences, médecine, droit coutumier local, savoir religieux (fiqh) et comporte aussi des manuscrits en tamazight transcrit en caractères arabes. Une partie de ces ouvrages été détruite durant la période coloniale, l'autre est étudiée à l'univers

Sidi Ahmed Amokrane ou l'histoire d'un Djoudi (1560 - 1598) - Bordj Bou Arreridj info Algérie

Sidi Ahmed fils d'Ahmed El Abess Ben Abderahmane, désigné par le titre de Mokrane (Amokrane, en langue…

 

 

 

Pourquoi on appelait El-Harrach

« Maison Carrée »

 

Pendant la période ottomane de l'Histoire de Dar Essoultane, Alger, les banlieues proches, particulièrement celles situées au sud de la médina, étaient dotées de structure civiles ou militaires constituant des haltes et aires de repos pour les voyageurs, les caravanes et les bataillons de l'armée.

Souvent dans ces espaces, on trouvait au moins un café, un abreuvoir ou une fontaine, et parfois même une sorte de petit foundoq (hôtel) ou l'on pouvait se reposer avant de continuer son chemin.
Entre autres, il y avait parmi ces structures l'arrêt" de Ain Arrobt", ou "Ain Arrbot" pour certains, عين الر qu'on appelle depuis la colonisation le quartier Champs de Manœuvres...

Il n'était pas moins populaire chez les Algérois, les Algériens et les voyageurs européens le beau café du Platane, plutôt Qahwat Al-Hamma قهوة الحام à l'origine, situé au quartier Al-Hamma en face l'entrée du fameux Jardin d'essai ou l'écrivain/guerrier captif espagnol Miguel de Cervantès a tenté vainement de se cacher dans une grotte limitrophe avec l'espoir de pouvoir rentrer chez lui...

Mais il y avait aussi pour les militaires de Dar Essoultane aussi bien que pour ceux qui accompagnaient les gouverneurs départementaux, dits: Beys, pour leur nominations officielles (Addenouche

 الد) ou pour contribuer à la défense d'Alger contre les attaques européennes, une caserne ou Qachla قsurplombant la vallée d'El-Harrach ou le vieux Oued Al-Harrach وادي الحراش qui a fait parler de lui en 1541 en Espagne et en Europe lors de la campagne catastrophique de l'empereur Charles Quint contre Al-Djazair...

C'est bien cette caserne qu'on voit sur l'image ci-dessus, de forme carrée et assez spacieuse pour abriter des centaines, voire des milliers de soldats, avec leurs chevaux, armes et matériel logistique qui a donné naissance presque à toute cette banlieue algéroise.

C'est bien la forme de cette grande bâtisse, construite à la mode andalouse avec une touche locale à la manière des palais et maisons de la Casbah d'Alger et les Casbah d'autres villes algériennes, qui a inspiré les colonisateurs après 1830 pour donner à tout l'endroit le nom de Maison Carrée. Un nom disparu aujourd'hui après avoir survécu jusqu'aux premières années de l'indépendance du pays.

"Maison Carre" a suivi son promoteur colonisateur en 1962 pour refaire de la place au nom autochtone "El-Harrach" et qui n'est à son tour, d'après des chroniqueurs, qu'Al-Ahrach (الأحراش) prononcé selon les habitudes du parler local.

Autour de la caserne turque, toute une vie s'est organisée progressivement durant des siècles et des destins se sont liés étroitement à cette terre qui a connu les bataillons de Hadj Ahmed Bey un début de juillet 1830 et les braves combattant du Beylarbey Hassan Agha défendant courageusement et farouchement leur Mahroussa Billah durant une fin de mois d'octobre 1541 contre 'expansionnisme d'une Espagne médiévale aveuglée par l'Inquisition....

Plus tard, des moutons, des bœufs, des mulets, des ânes..., et même des colonnes voitures sont venus peupler les alentours de la caserne ottomane donnant à toute cette banlieue un air de Souk, marché, éternel à ciel ouvert...

 

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents